BDC | Les PME prévoient investir en 2022 dans leur efficacité

par Jean-Luc Doumont - DOUMONT 360 (Relations publiques et gestion de crise)


Selon le sondage de la BDC publié dernièrement, les entrepreneurs investissent surtout pour améliorer l’efficacité de leur entreprise. Ils investissent également pour augmenter leurs ventes et lancer de nouveaux produits ou services.


Pour les perspectives 2022, Pierre Cléroux, VP, Recherche et économiste en chef auprès de la BDC souligne : « Les investissements dans la machinerie et les équipements devraient augmenter en 2022, car les entreprises devront améliorer leur efficacité et automatiser des tâches pour faire face à la pénurie de main-d’œuvre et répondre à la forte demande. Les investissements dans les actifs incorporels devraient également augmenter en 2022, surtout en ce qui concerne la formation des employés et les logiciels ».


Faits saillants

  • 84 % des entreprises prévoient investir davantage ou au même niveau au cours des 12 prochains mois;

  • 74 % des entreprises s’attendent à ce que la conjoncture économique canadienne s’améliore ou reste la même;

  • 31 % des entreprises limitent leurs investissements en raison de l’incertitude économique;

  • 87 % des entreprises prévoient embaucher ou conserver le même nombre d’employés;

  • 55 % des entreprises éprouvent des difficultés à embaucher des travailleurs qualifiés;

  • 83 % des entreprises s’attendent à ce que leurs ventes augmentent ou demeurent stables.

« Les principaux objectifs d’investissement demeurent l’amélioration de l’efficacité (en premier) et l’augmentation des ventes (en deuxième), mais le lancement de nouveaux produits (en troisième) ont aussi pris place sur le podium en octobre. Les entreprises du secteur du commerce de détail et des services d’hébergement et de restauration sont celles qui s’efforcent le plus de lancer de nouveaux produits et services (39 % et 38 % en moyenne en juin et en octobre 2021, respectivement). Il semble que, même si l’économie a rouvert, la demande demeure plus faible dans ce secteur, ce qui incite les entreprises à innover pour attirer des clients. Face à une forte demande, les entreprises manufacturières se concentrent surtout sur l’efficacité (73 %). Les microentreprises sont encore moins susceptibles d’adopter de nouvelles technologies (19 %) que les entreprises de taille moyenne (32 %). Cette différence, qui a été constatée les années précédentes, semble persister », souligne Pierre Cléroux.


Logiciels


« Cette année, nous avons ajouté une nouvelle question pour mieux comprendre les investissements dans les actifs incorporels. Nous constatons que la plupart des entreprises qui investissent dans des actifs incorporels le font dans des logiciels. Ce sont les entreprises technologiques qui investissent le plus en logiciels (88 %), tandis que celles du secteur des services d’hébergement et de restauration sont celles qui y consacrent le moins d’investissements (18 %). Les entreprises manufacturières investissent surtout dans la protection de la propriété intellectuelle (PI) (55 %) et dans la formation (69 %). Les entreprises de taille moyenne investissent plus en R et D (42 %) et en formation (64 %) que les petites entreprises (20 % et 34 %, respectivement). Cela concorde avec notre précédent constat selon lequel les entreprises de taille moyenne sont plus susceptibles d’adopter de nouvelles technologies. Les entreprises exportatrices investissent plus en R et D (49 %) que celles qui n’exportent pas (20 %). Elles investissent également davantage dans la protection de la PI (43 % c. 23 %). L’innovation semble être la clé de l’exportation », a conclu le VP, Recherche et économiste en chef auprès de la BDC.

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